La sémiotique narrative; Le programme narratif ; Le schéma narratif canonique SNC ; La formule de la transformation
Introduction
On venait de
voir le deuxième axe de notre cours ‘sémiotique narrative’ celui du niveau
narratif ; dans lequel on a parlé du schéma actantiel, des deux catégories
du schéma actantiel, on a parlé des types de la transformation :
L'article 1 (sémiotique narrative, la structure générale d'un récit) : cliquez ici
L'article 2 (Le niveau narratif...) : cliquez ici
Réflexive (quand le sujet de faire
correspond au sujet d’état)
Transitive (quand les deux sujet
correspondent aux acteurs distinct)
On a vu les deux axes du niveau
narratif, et les deux plans qui expliquent l’actualisation de l’objet de
valeur, cette actualisation qui relie entre les deux axes susmentionnés.
Et maintenant nous allons parler du Programme
Narratif, ou ce qu’on trouve dans la majorité des cas mentionné par
l’abréviation PN. C’est le dernier axe, avec lequel on
termine ce cours.
Le programme narratif
Ce concept se trouve soigneusement
défini comme « un syntagme élémentaire de la syntaxe narrative de surface,
constitué d’un énoncé de faire et un énoncé d’état ». (Courtes, Greimas, 1979)
Là en entend très bien un résultat
ou plutôt un rassembleur de toutes les transformations sui ont eu lieu lors du
passage de l’état S à l’état S’
Les types de Programme Narratif
Le PN peut ainsi être :
Conjonctif : PN = F [S1(S2∩O)]
Ou disjonctif : PN = F [S1(S2UO)]
Il faut se rappeler toujours que S1
et S2 peuvent correspondre à un même acteur, cas de la transformation
réflexive, ou à deux acteurs bien différents, cas de la transformation
transitive.
Et là, j’aimerais bien faire un
flash aux éléments qui constituent le PN :
- ü Un énoncé d’état
- ü Un énoncé de faire
- ü Un sujet de faire
- ü Un sujet d’état
Je reviens au type de PN ;
Le PN conjonctif sera dit d’acquisition
Et le PN disjonctif sera dit de privation.
On a dit que le PN n’est qu’une
série de transformations et d’états, en partant de la relation S-O et de sa
transformation par la suite.
L’objet de l’analyse narrative de ce
point sera dit l’analyse narrative du PN. En l’analysant, on obtient une
description des différences qui constituent le sens dans sa globalité.
Le schéma narratif canonique SNC
Maintenant on va voir qu’est-ce
qu’un schéma narratif canonique (représenté par l’abréviation SNC)
Les types de sujets
Tout d’abord, l’analyse narrative
reconnaît deux types de sujets :
Un sujet d’état
Et un sujet operateur.
Le premier (le sujet d’état) est en
relation avec l’objet de valeur, il peut être soit en conjonction ou
disjonction avec lui.
Le deuxième (le sujet operateur) est
en relation avec la performance qu’il réalise, c’est un sujet de faire.
Plus tard on verra c’est quoi la
performance.
La formule de la transformation
La formule de la transformation
narrative s’écrit alors :
F (S) => [(S U
O) →
(S ∩ O)]
F : indique le faire.
La double flèche (=>) indique
l’énoncé de faire.
Prenons cet énoncé :
« Anouar n’a pas validé ses
modules de la session normale, il est paresseux. Il découvre une chaîne
YouTube, et il les a validés avec mention, il est intelligent. »
D’après cet exemple on peut relever
deux états :
État 1 :
disjonction = Anouar U
validation de ses modules.
État 2 :
conjonction = Anouar ∩
validation de ses modules.
Maintenant on va
voir les éléments qui constituent le Programme narratif
Prenons le
schéma narratif canonique suivant :
Comme vous le
voyez, le SNC est composé de cinq éléments élément qu’on va voir un par
un :
On commence
par :
La manipulation
Louis Hébert l’a définie comme « […] la composante du SNC
relative aux modifications du vouloir-faire et/ou du devoir-faire. »
D’après le
destinateur et sa demande on connait très bien qu’il s’agit d’un devoir-faire
ou d’un vouloir-faire. C’est lui le manipulateur qui exerce sa manipulation, de
faire ou de ne pas faire l’action.
Il y a aussi le
contrat, entre le manipulateur-destinateur et le destinataire. Ce contrat peut
être explicite ou implicite. C’est lui qui régit l’action et à partir duquel
qu’on aura vers la fin une rétribution ou une punition.
L’action
C’ « est la composante centrale (conceptuellement et
visuellement) du SNC. Cette action est représentée, en principe, par un
programme narratif. »
Louis Hébert, affirme
que parfois le pouvoir-faire qui fait partie de la performance, ne présuppose
pas que l’action est faite.
La manipulation
même réussite n’entraine pas nécessairement l’action.
Mais le
contraire est juste : si l’action est réalisée ça veut dire qu’il y a manipulation.
Là on dit que
« l’action (plus exactement la performance) présuppose la
manipulation. »
La réalisation
de la transformation par le sujet-opérateur présuppose que ce sujet est capable
de réaliser la performance.
La compétence
C’ « est la composante du SNC relative aux modifications […]
des éléments préalables nécessaires à la performance (la réalisation de
l’action). »
On peut ramener
cette compétence à quatre éléments :
·
Le
devoir-faire
·
Le
vouloir-faire
·
Le
pouvoir-faire
·
Le savoir-faire
Les deux
premiers sont également du ressort de la manipulation.
La performance
Maintenant
l’avant dernier élément du schéma narratif canonique, la performance :
c’ « est la composante du SNC relative à la réalisation proprement
dite de l’action rendue possible par la compétence positive »
Là, la
performance présuppose la compétence.
Si la
performance existe ça présuppose l’existence de la compétence.
C’est-à-dire
que la performance, qui désigne l’action réalisée, présuppose l’existence d’un
savoir-faire et d’un pouvoir-faire.
La sanction
« La
sanction est la composante du SNC relative au jugement épistémique (à
l’évaluation) de la performance et à la rétribution appropriée que s’est attiré
le sujet de cette performance. »
On vient de voir
les éléments qui constituent un SNC. Dans un récit, on peut savoir un
sujet-operateur, qui cherche à acquérir la compétence et dans ce cas-là, la
compétence sera vue comme un objet. Cet objet qui est la compétence peut être
en conjonction ou en disjonction avec le sujet-opérateur.
Et là, cet
objet une fois acquis ne veut pas dire que la compétence est réalisée. Il n’est
qu’une condition nécessaire pour la réalisation de cette performance.
Donc il n’est
pas l’objet principal de la compétence. Ce nouveau type d’objet s’appelle
« un objet modale ».
Fin !

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