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Sémiotique narrative ; la structure générale d'un récit ; le niveau narratif ; le schéma actantiel

 La structure générale d’un récit. by lahcen kadi



Introduction

        La sémiotique est une branche de la linguistique qui étudie les processus de création de sens dans le langage. Il étudie le fonctionnement des signes et des symboles au sein de la société. Pour comprendre la sémiotique, il faut d'abord se familiariser avec la terminologie et les concepts de base.

        La structure générale d'une histoire est divisée en trois parties : l'exposition, l'action montante, l'apogée, l'action descendante et la résolution. L'exposition est l'endroit où toutes les informations sur les personnages et le décor sont révélées au public. L'action montante se produit lorsque des complications et des conflits surviennent entre les personnages, ce qui conduit à un point culminant ou à un tournant. L'action de chute est l'endroit où toutes les questions trouvent une réponse ou les conflits sont résolus et enfin il y a une résolution qui montre comment tout a changé pour les personnages à cause de leurs actions tout au long de l'histoire.

Le niveau narratif fait référence à la quantité de détails nécessaires à la description d'un événement.

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Plusieurs et différentes études disent que le sens est fondé sur la différence autrement les unités qui constituent le langage humain ne peuvent avoir une signification que si elles sont différentes pour qu’on puisse bien sûr les opposer dans la production d’un énoncé et afin d’en ressortir un message et un sens.

Et c’est l’étude de ce sens qui fera objet de notre vidéo.

Alors, en étudiant le sens d’un texte on essaye d’en relever les différences, puis on les décrit. Cela pour pouvoir en sortir une interprétation dans le cadre de la sémiotique bien sûr.

Dans l’étude d’un texte, on ne prend pas en considération ni celui qui le dit ni celui qui l’a écrit. On s’intéresse plutôt au texte lui-même.

L’analyse sémiotique 

L’analyse sémiotique « …vise la description de la forme du sens, non le sens mais l’architecture du sens. Le sens sera alors considéré comme un effet, comme un résultat produit par un jeu de rapports entre des éléments signifiants. »

(Kerbrat Orecchioni ; Analyse sémiotique des textes ; 1979 ; p. 8)



Cette citation ne fait que renforcer ce que nous venons de dire : c’est que l’analyse sémiotique d’un texte se fait en étudiant ces différences pour avoir une étude si complète de l’architecture du sens.

Comme vérité générale, c’est qu’on peut jamais  avoir une compréhension complète d’un texte quel qu’en soit avant d’en avoir fini la lecture.

Un texte, ou un énoncé comporte indubitablement un début et une fin. Le lecteur ne peut en avoir une connaissance pleine s’il ignore soit le début soit la fin.

il recevra donc une valeur et aura un sens si on le prend dans sa globalité et de n’en négliger rien. Ce principe se voit crucial particulièrement dans la littérature.

Un texte sans début ou sans fin ne veut rien dire.

Prenons l’essentiel dans tout ça, le récit.

Un récit en général

Qu’est-ce qu’un récit en général ?

C’est la représentation d’un événement, autrement dit, c’est le racontement d’un événement. Cet événement n’est qu’une suite des transformations. En d’autres termes, chaque événement représente deux états :

Un état initial S et un état final S’

Ce passage peut être formulé comme suit :


Conclusion

Comme on vient de le mentionner, en ce qui concerne l’analyse narrative d’un texte, pour ce faire il ne faut pas négliger ni le début ni la fin et surtout la fin. Parce que c’est elle qui commande toute la chaîne des événements précédents, c’est comme un résultat de ce qui précède.

Comme récapitulation cette organisation nous fait entendre que chaque récit possède deux états (initial et final) et qu’entre ces deux états il y a un engrenage, un ensemble des transformations qui construisent la fin comme un résultat.

-         On dit énoncé d’état pour désigner l’un des deux états (S ou S’) et pour présenter la relation entre un sujet et un objet (conjonctive ou disjonctive)

-         Et un énoncé du faire pour désigner les transformations qui s’opèrent, cad le faire.

C’est bon pour la structure générale d’un récit. Jusqu’ici, c’est comme introduction, pour bien saisir ce qui va suivre. On passe au niveau narratif.

Le niveau narratif

Nous prenons comme modèle celui de Greimas. Le modèle actantiel. Ce modèle rend simple celui de Propp qui affirme que « Dans tous les contes ce qui change ce sont les noms et les attributs des personnages et non leurs actions ou leurs fonctions. »

Greimas


Comme avance Greimas, « Un texte manifeste une succession d’états et de et s’analyse en termes d’énoncés d’état et énoncés de faire »

(Greimas, du sens II, p 73)

Quel soit initial ou final, un énoncé d’état se voit comme la relation entre un sujet (d’état) puisqu’on parle ici d’énoncé d’état, et un objet de valeur. Cela dans le cadre de l’analyse narrative.

Cette relation peut être soit conjonctive (S O) soit disjonctive(S U O).

D’après tout ce qu’on vient de voir jusqu’ici, nous pouvons proposer, pendant la lecture d’un texte, une organisation cohérente du sens rapporté. Et pour ce faire, il faut bien connaître en quoi consiste un schéma actantiel.

Le schéma actantiel

C’est une mission dans laquelle un objet de valeur se transfère d’une origine, c’est-à-dire d’un destinateur, vers une destination, un destinataire.

Et là ce qui est important c’est l’intervention du sujet : dans sa quête avec les opposants et les adjuvants :

Prenons un exemple pour bien concrétiser tout ce que nous avons dit :

Le professeur (destinateur) donne un cours (objet) à ses étudiants (destinataire)

Un étudiant (sujet) explique le cours par des capsules vidéo (adjuvants) malgré les circonstances et les faibles moyens (opposants)

Ici un actant destinateur transmet les valeurs à un actant destinataire par l’entremise d’un actant objet.

Là on parle de la catégorie de la communication.

Le sujet (qui peut se confondre avec le destinataire) est en quête d’acquérir cet objet et de se conjoindre avec lui.

Là on parle de la catégorie de la quête.

Si on est dans l’état initial, et pour qu’il y ait un état final, il faut qu’il y ait d’abord des transformations successives. Afin d’avoir une progression narrative.

C’est bon jusqu’ici.


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